SECTION SE-Unsa du GARD - 4 RUE JEAN BOUIN - 30000 NIMES
Tél. 04 66 70 67 67 - Fax. 04 66 29 91 10 - Por. 06 23 66 14 92 - 30@se-unsa.org

 
2d. Hold up sur la marge-profs !
Article publié le lundi 30 janvier 2017.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter

Avec une augmentation de la DHS (marge-profs)  d’un quart d’heure par section, la dotation horaire  des collèges du Gard aurait dĂ» mĂ©caniquement  connaĂ®tre une forte augmentation en septembre 2017.  Ce ne sera malheureusement pas le cas. Madame le Recteur en a dĂ©cidĂ© autrement.  Petites explications 

Les collèges gardois (et de manière plus gĂ©nĂ©rale tous ceux de l’acadĂ©mie) ne profiteront que très peu de l’augmentation des moyens.  Avec une DGH en hausse de 31 heures, on est loin de l’augmentation Ă  laquelle nos collèges pouvaient prĂ©tendre. Ă€ la place de la dizaine de postes supplĂ©mentaires (voire un peu plus)  que nous aurions pu espĂ©rer dans le dĂ©partement nous n’en obtiendrons probablement que 4. Ce chiffre est  dĂ©risoire comparĂ© aux 188 ETP   rĂ©servĂ©s au second degrĂ© dans l’acadĂ©mie.

L'UNSA Education  constate que les moyens supplĂ©mentaires octroyĂ©s pour accompagner la rĂ©forme du collège n’ont pas Ă©tĂ©  utilisĂ©s Ă  cet effet dans notre dĂ©partement, et plus gĂ©nĂ©ralement dans notre acadĂ©mie.

Pour exemple les  SEGPA. Alors que le dĂ©cret sur la rĂ©forme du collège prĂ©voit que chaque classe de SEGPA doit recevoir 3h/classe de DHS, le rectorat de Montpellier refuse de les distribuer.

De la mĂŞme manière, le SE-UNSA trouve scandaleux que certains collèges  voient une division fermer quand ils perdent un ou deux Ă©lèves  comme celui de Marguerittes, ou pire encore le collège de Pont St Esprit qui voit ses effectifs lĂ©gèrement augmenter (+1) et qui perd une division. 

Si les moyens  prĂ©vus pour les collèges avaient vĂ©ritablement Ă©tĂ© utilisĂ©s pour les collèges, ce genre de situations aurait Ă©tĂ© traitĂ© en faveur des Ă©tablissements.

Quant Ă  la marge-profs, si les Ă©tablissements ont bien 3 heures par division c’est souvent au dĂ©triment du reste. Les dotations  dans certains collèges sont si justes qu’elles ne permettent pas Ă  l’établissement de fonctionner normalement. La seule ressource qui reste,  c’est la DHS.

En plus de son usage règlementaire, cette dernière va servir dans notre acadĂ©mie Ă  financer les heures de chorale, les classes Ă  horaires amĂ©nagĂ©s, les sections sportives,  et  dans certains Ă©tablissements la LV2 quand le nombre de groupes de langue est supĂ©rieur au nombre de divisions.  C'est totalement contraire aux textes mais faute de dotation adĂ©quate, les Ă©tablissements n'ont pas le choix. 

Que les choses soient bien claires, nous ne faisons pas  ici le procès de la rĂ©forme du collège mais d’un recteur, dont les choix en matière de rĂ©partition des moyens ont conduit Ă  une application Ă  minima des textes règlementaires.  Ce n’est pas la première fois que Mme le Recteur  s’illustre par des dĂ©cisions contreproductives et finalement nuisibles Ă  la rĂ©forme qu’elle doit mettre en place.  DĂ©jĂ  l’an passĂ©, lors de la mise en place de cette mĂŞme rĂ©forme du collège, Mme le Recteur s’était attirĂ©e la colère de tous les enseignants en proposant des modalitĂ©s de formation inadaptĂ©es. La rĂ©partition des moyens avait Ă©tĂ© elle aussi Ă  minima. 

Bref  devant tant de maladresses rĂ©pĂ©tĂ©es, nous ne pouvons que nous interroger sur les raisons de tels cafouillages.  Si notre recteur ne peut pas ĂŞtre taxĂ©(e) d’incompĂ©tence, nous restons dans l’expectative quant aux raisons qui ont motivĂ© ces choix. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’elles n’ont rien Ă  voir avec l’intĂ©rĂŞt des collĂ©giens et de leurs enseignants.

 
 
 
 
ALC