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BĂ©ziers : encore une bondieuserie contraire Ă  la laĂŻcitĂ©
Article publié le jeudi 15 décembre 2016.
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 Un St Jean-Baptiste sur le mur d’une   Ă©cole publique, voilĂ  la dernière provocation du maire de BĂ©ziers.
Dans un quartier où la population scolaire est très majoritairement issue de l’immigration maghrébine, cette démarche est perçue comme une nouvelle provocation.
 
L’école maternelle publique Carnot est certes situĂ©e dans le quartier Saint-Jacques et sur le chemin Ă©ponyme. Mais l’exhibition du saint assorti d’une coquille, symbole du pèlerinage Ă  Compostelle, est en totale contradiction avec l’article 28 de la loi de 1905. Celui-ci stipule en effet qu’il est « interdit […] d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, Ă  l’exception des Ă©difices servant au culte, des terrains de sĂ©pulture dans les cimetières, des monuments funĂ©raires, ainsi que des musĂ©es ou expositions. »
 
Contrairement à la crèche trônant déjà à l’hôtel de ville de Béziers au mépris de la laïcité républicaine, une fresque est par nature pérenne et le maire ne peut donc prétendre qu’il s’agit d’une exposition temporaire d’art populaire.
InterrogĂ© par le SE-Unsa, l’Observatoire de la laĂŻcitĂ© ne dit pas autre chose : Â« S’il est possible de considĂ©rer le chemin de Compostelle comme un parcours historique et touristique, et ainsi d’accepter que des signalisations y soient installĂ©es par les municipalitĂ©s, il n’est pas possible d’apposer un emblème ou un signe religieux sur les monuments et emplacements publics. En effet cette prĂ©sence ne peut ĂŞtre assimilĂ©e ni Ă  une exposition (car c’est une installation permanente) ni Ă  un musĂ©e. Â»
 
Une école publique n’est ni un édifice de culte, ni un cimetière, ni un musée. C’est un lieu où la laïcité a encore plus qu’ailleurs raison d’être. Pour le SE-Unsa, le respect de la loi s’impose. L’Unsa Education 34 a saisi le préfet.
 
 
 
 
ALC