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Langues, Ă©quitĂ© et diversitĂ© : la quadrature du cercle ?
Article publié le jeudi 28 janvier 2016.
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Dans le cadre de la rĂ©forme du collège, la ministre a affichĂ© sa volontĂ© de conjuguer deux objectifs, assurer une plus grande Ă©quitĂ© et dĂ©velopper la diversitĂ© linguistique. Ces deux objectifs sont-ils compatibles ? La carte des langues prĂ©sentĂ©e le 22 janvier montre toute la difficultĂ© de l’exercice. Surtout quand entre en ligne de compte un troisième facteur parfaitement lĂ©gitime, la situation des enseignants concernĂ©s.

 

On sait que la politique de diversitĂ© linguistique depuis de nombreuses annĂ©es repose sur le collège, avec son offre de LV2 et ses classes bilangues. Le peu d’appĂ©tence des familles – sauf dans des territoires frontaliers ou avec une prĂ©sence importante d’une langue vivante rĂ©gionale- pour d’autres langues que l’anglais et l’espagnol, et la difficultĂ© Ă  proposer une offre cohĂ©rente et continue d’autres langues vivantes Ă  l’école primaire, ont conduit les recteurs et les DASEN Ă  renoncer Ă  proposer une offre diversifiĂ©e avant l’entrĂ©e au collège. La ministre fait le pari qu’il est possible de relancer une offre plus diversifiĂ©e en primaire, en particulier en proposant l’allemand dans 1000 Ă©coles supplĂ©mentaires Ă  la rentrĂ©e 2016. L’effort est Ă  souligner mais sera-t-il soutenu dans la durĂ©e ?

 

Le ministère s’était engagĂ© Ă  maintenir les 6ème bilangues pour les Ă©lèves ayant appris une autre langue que l’anglais en primaire. Dans de nombreuses acadĂ©mies, les recteurs sont allĂ©s plus loin en assouplissant le critère de continuitĂ© pĂ©dagogique et en anticipant sur une possible relance de l’enseignement d’une autre langue que l’anglais en primaire. C’est particulièrement le cas pour l’allemand. Plusieurs raisons justifient les choix diffĂ©renciĂ©s des recteurs : la situation gĂ©ographique, les enseignants disponibles et les situations de forte concurrence entre les Ă©tablissements publics et/ou privĂ©s pour les « meilleurs Â» Ă©lèves. Ainsi Paris maintient 100% de ses classes bilangues quand la moyenne est plutĂ´t de 50%.

 

Est-ce un recul par rapport aux principes Ă©noncĂ©s au dĂ©part ? Oui, sans doute. NĂ©anmoins, on peut noter que les bilangues sont maintenant limitĂ©es Ă  la classe de sixième, les Ă©lèves Ă©tudiant tous deux langues dès la classe de cinquième. Les horaires sont cadrĂ©s nationalement (6 heures pour les 2 langues). Il faut Ă©galement rappeler que la circulaire de mise en Ĺ“uvre de la rĂ©forme incite fortement les collèges Ă  ne pas regrouper dans une mĂŞme classe les Ă©lèves concernĂ©s. Un petit pas vers moins d’inĂ©galitĂ©s au collège ? Ce sont les communautĂ©s Ă©ducatives qui dĂ©tiennent la rĂ©ponse

 
 
 
 
ALC