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Établissement des savoirs fondamentaux : le SE-Unsa s’y oppose et propose...
Article publié le jeudi 21 février 2019.
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En adoptant le projet de « Loi confiance » le 19 février, l’Assemblée nationale acte la possibilité de créer des établissements des savoirs fondamentaux, associant classes de collège et écoles.
 
Le débat à l’Assemblée a apporté des modifications au regard du texte initial :

  • Le « regroupement » n’est pas obligatoirement physique dans un seul et unique lieu (le texte initial laissait entendre le regroupement physique) ;
  • Les Ă©coles doivent se trouver dans le secteur de recrutement du collège (au lieu du bassin de vie) ;
  • L’IA-Dasen Ă©mettra un avis (l’Éducation nationale Ă©tait absente du texte initial) sur la crĂ©ation de l’établissement.

Il vient aussi préciser que le chef d’établissement exercera certaines compétences attribuées au directeur d’école et qu’un chef d’établissement adjoint issu du 1er degré aura en charge les classes du 1er degré.
 
Pour le SE-Unsa, le désaccord demeure :

  • Les acteurs que sont les enseignants ne sont pas consultĂ©s puisque leur accord n’est pas prĂ©vu ; il en est de mĂŞme pour les parents d’élèves. Les conseils d’école et conseils d’administration sont en effet absents du processus.
  • Les instances de l’Éducation nationale (CTSD, CDEN) ne sont pas plus consultĂ©es.
  • Les interrogations demeurent sur les missions du chef d’établissement adjoint en charge du 1er degrĂ© au regard des directeurs des Ă©coles intĂ©grĂ©es Ă  l’établissement.
  • Les temps supplĂ©mentaires pour les adjoints pour participer au conseil d’administration et au conseil pĂ©dagogique de l’établissement ne sont pas pris en compte.
     

Voulant prendre en compte des regroupements « uniquement physiques » école-collège qui existent déjà aujourd’hui par le biais d’expérimentations, cet article vient prendre le risque de modifier profondément l’organisation du système éducatif. Le SE-Unsa a d’autres propositions pour l’école et son fonctionnement.

Le texte va à présent être examiné au sénat. Le SE-Unsa poursuit son travail auprès des parlementaires, des représentants des collectivités (département et communes) et des parents d’élèves pour obtenir le retrait de cet article. Le SE-Unsa vient de proposer une rencontre aux organisations signataires du courrier commun demandant le retrait de l’article.

Loi pour l’Ecole de la confiance : mal ficelée, mal nommée
 

 
 
 
 
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