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CDEN du 3 novembre : le SE28 prend position
Article publié le mercredi 4 novembre 2015.
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Nos prises de position en allocutions préalables dans cette instance (indépendamment de la question du Collège Jean Moulin traitée séparément):

CDEN du 3 Novembre 2015

Le CDEN est un lieu de concertation entre différents partis que sont l’administration de l’Etat, les représentations politiques, les représentations des parents, des personnels, des associations, c’est-à-dire de la société civile.

Le CDEN est un lieu d’échanges sur l’organisation des activités de l’Education Nationale.

Le CDEN est un lieu de dĂ©mocratie sous l’égide du prĂ©fet, reprĂ©sentant d’une institution qui Ĺ“uvre et a Ĺ“uvrĂ© pour l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral, on pense Ă  Jean Moulin il y a 75 ans, mais on peut aussi Ă©voquer la crĂ©ation d’une Bourse du Travail Ă  Chartres en 2015, la recherche de solutions pour l’accueil des rĂ©fugiĂ©s dans le dĂ©partement en 2015 ou l’engagement dans cette bataille qu’on ne joue qu’une fois : la bataille climatique, Ă  partir de ce mois-ci, et dans les quelques annĂ©es Ă  venir avec l’avenir de l’humanitĂ© dans la balance.

Dans le CDEN en premier lieu, c’est la reprise des conclusions Carte Scolaire :

Carte scolaire Ă©ducation prioritaire : Les Ă©coles H Matisse et Marie Pape Carpantier (quartier Bel Air), les Ă©coles Jean MacĂ© et Mendès-France de LucĂ© n’ont pas, ou n’ont plus, la reconnaissance Éducation Prioritaire bien que les critères soient Ă  l’évidence remplis pour y accĂ©der. Nous demandons Ă  ce qu’un effort particulier sur les moyens dans ces Ă©coles soit maintenu par l’état et par les communes.

Ouvertures/ fermetures de classes cette annĂ©e : nous regrettons que les Ă©lections aient considĂ©rablement retardĂ© les dĂ©cisions de Carte Scolaire. Avec le nombre de dĂ©cisions que nous avons connues cette annĂ©e (25 ouvertures de classes et 29 fermetures de classes), le SE-Unsa demande avec insistance qu’un temps prĂ©alable d’analyse soit mĂ©nagĂ© pour faire exister les conditions de travail des Ă©coles dans les choix effectuĂ©s. Le SE-Unsa pose aussi les demandes suivantes :

  • Prise en compte des mesures de carte rĂ©centes : une ouverture devrait ĂŞtre prĂ©servĂ©e pour au moins 3 ans (pour prise en compte dans le projet d’école)
  • Pas de fermeture pour une Ă©cole primaire 4 classes, celle-ci conduisant Ă  des fonctionnements par triples niveaux, cumulĂ©s avec la perte de la dĂ©charge de direction

Restent les situations très prĂ©occupantes de sureffectif sur Brezolles maternelle ; le Gault St Denis ; Ecole primaire du Grand Jardin Ă  Chartres ; Ecole maternelle Reschoeur de Lèves ; Ă©cole Marcelin Berthelot Ă©lĂ©mentaire de Dreux. Nous avons dĂ©jĂ  Ă©crit aux IEN pour qu’ils prennent toutes les mesures appropriĂ©es dès cette rentrĂ©e, qu’ils maintiennent ces mesures en cours d’annĂ©e et que la situation soit rĂ©Ă©valuĂ©e en carte scolaire dĂ©but 2016 sur ces Ă©coles.

Concernant les modifications de structures d’école, le SE-Unsa a entamé une étude de la situation de l’école de Rouvray St Denis, en relation avec les collègues et l’administration. Il s’avère que les deux sites de Rouvray St Denis et de Fresnay l’Évêque, séparés de 10 km, ne peuvent fonctionner correctement, en particulier du point de vue CHS-CT, avec une même direction. La demande est donc de créer deux directions d’écoles séparées sur ces deux lieux. Cette transformation ne représente pas un coût supplémentaire en moyens d’enseignement et pourrait être actée en 2016.

Le SE-Unsa demande que le travail préalable sur les structures d’école soit mené suffisamment en amont, c'est-à-dire dès ce début d’année car il y a plusieurs parties prenantes (administration, mairies et communautés de communes, parents et syndicats d’enseignants). Outre la situation de Rouvray/Fresnay déjà évoquée, il y a celle des écoles P Langevin, J Macé élémentaire et maternelle de Nogent le Rotrou dont un rapprochement est à l’étude et sur lequel nous vous demandons un point d’information. Nous vous demandons de nous indiquer tout autre projet de fusion dont vous pourriez avoir connaissance.

Accueil des rĂ©fugiĂ©s : la prĂ©fecture travaille Ă  conjuguer capacitĂ©s de logement, tissu associatif d’accompagnement social, services de scolarisation avec aide Ă  la scolarisation des enfants allophones. Nous demandons un point sur cette question.

Les Rythmes Scolaires : la mise en place de la cinquième matinĂ©e est le point fort de cette rĂ©forme. Pour ce qui est d’une journĂ©e de travail plus courte, le choix du dĂ©cret Hamon par de nombreuses communes ne permet pas d’atteindre cet objectif et c’est un point de recul que nous dĂ©nonçons. Certaines zones du dĂ©partement  qui n’avaient pas encore mis en place de vĂ©ritables temps pĂ©riscolaires ont dĂ©marrĂ© des actions cette annĂ©e. Nous demandons un point d’étape sur cette question.

La refondation de l’école est en marche avec ses aspects positifs : augmentation des dĂ©charges de direction, liens entre premier et second degrĂ©s, augmentation des moyens attribuĂ©s en REP et REP+. Mais c’est aussi une charge de travail en augmentation constante pour les collègues qui Ă©taient dĂ©jĂ  au bord de la rupture : nouveaux programmes, surcharge liĂ©e Ă  la prise en charge des PES, surcharge administrative des directeurs. Nous demandons une rĂ©duction des missions imputĂ©es sur les 108 heures.

Le remplacement des collègues malades a été un point d’alerte tout au long de l’année écoulée. Les décisions de renforcement du remplacement prises en carte scolaire font espérer un mieux mais nécessiteront des dotations à venir indispensables. La formation des néo directeurs annulée l’an passé du fait de carence de remplacement doit être compensée cette année ainsi que le DASEN s’était engagé à le faire.

Concernant les contrats aidĂ©s, il apparaĂ®t dans le document une stabilitĂ© des chiffres alors qu’il a par ailleurs Ă©tĂ© annoncĂ© une augmentation des dotations AVS de 40 CUI Ă  cette rentrĂ©e. Quelle explication sur ce dĂ©calage ? De mĂŞme, pourquoi une dotation en baisse de 3,2 sur les AVS Co ULIS ?
Nous rappelons que nous demandons que les accords signés concernant l’accès à l’aide administrative des directeurs ne restent pas lettre morte et le SE-Unsa a écrit au premier ministre sur ce point en juin dernier.

Nous ne pouvons pas ne pas évoquer 2015 comme année où la Laïcité a été attaquée de façon brutale et sanglante. Les formations proposées sur ce fondement indépassable de notre nation (article premier de la constitution de 1958) rappellent que l’objet de la laïcité c’est d’unir et de protéger, de garantir la liberté individuelle, dans une société qui dépasse ses différences pour construire ensemble son avenir. Le fondement de la politique doit être la volonté du peuple et non la volonté de Dieu.
En Eure et Loir ces questions résonnent particulièrement quand on voit que les effectifs du primaire ont connu cette année un transfert de 378 élèves en direction de l’enseignement privé confessionnel et que ceux du collège ont connu de même un transfert de 186 élèves dans le même sens.
Les politiques publiques sont Ă  l’œuvre pour gĂ©nĂ©rer ces rĂ©sultats : gestion prĂ©fĂ©rentielle des hors secteurs, alors que l’on sait que de nombreux hors secteurs demandĂ©s par les familles sont des hors secteurs contraints (les familles ne trouvant pas Ă  proximitĂ© les services associĂ©s de garderie). Un dĂ©marchage agressif de l’enseignement confessionnel est aussi mentionnĂ© par nos correspondants dans plusieurs secteurs ruraux et des relations plus difficiles avec certaines communes moins favorables Ă  l’école publique se ressentent aussi en plusieurs endroits.
Tous ces durcissements sont  Ă  dĂ©noncer avec la mĂŞme force comme attaques de la LaĂŻcitĂ© et recherche de fonctionnement d’exception, en dehors des règles communes que sont  Â« la charte de la laĂŻcitĂ© Â» affichĂ©e dans les Ă©coles depuis 2013, ou « la loi sur les signes extĂ©rieurs ostentatoires de 2004 Â». Tous les communautarismes sont Ă  dĂ©noncer avec la mĂŞme force comme des attaques Ă  l’unitĂ© nationale et Ă  l’idĂ©al des Lumières.

Ces attaques se traduisent encore plus concrètement sur les fermetures d’établissements publics qui s’égrènent chaque annĂ©e dans notre dĂ©partement : 2 Ă©coles publiques sur Chartres l’an passĂ© et combien sur l’annĂ©e Ă  venir ?

Dans le second degré, la rentrée s’est faite dans des conditions complexes, suite aux trop nombreuses suppressions de postes. Celles-ci justifiées d’une part par le grand nombre d’élèves quittant le lycée, d’autre part par le soi-disant surnombre d’heures-postes par rapport aux besoins, ont conduit à des situations difficiles.

En rĂ©alitĂ©, les 117 Ă©lèves de moins Ă  la rentrĂ©e en font une moyenne de 3 Ă©lèves par Ă©tablissement â€¦ pas de quoi supprimer 12 postes.

Quant Ă  ce « surnombre Â» d’heures, notamment en Anglais avec 4 suppressions de postes nettes, cela a entraĂ®nĂ© de nombreux complĂ©ments de service non couverts durant quelques semaines, avec des appariements d’établissements Ă©loignĂ©s de 80 km.

On constate tous les jours dans nos classes la fluctuation des effectifs, en raison de difficultés familiales ou de changements professionnels des parents. Cependant le Syndicat des Enseignants avait alerté l’attention de l’administration sur les effectifs beaucoup trop légers prévus par les services pour les futurs 6e en regard du nombre d’élèves de CM2 en 2014-2015. Or c’est bien sur ce niveau qu’il a fallu ouvrir 4 divisions supplémentaires fin Juin, et ce, avec très peu de moyens.

Plus gĂ©nĂ©ralement, au niveau des effectifs par division, nous avons constatĂ©, cette annĂ©e, que des collèges classĂ©s « moyens Â» ou « dĂ©favorisĂ©s Â» comme Auneau, Châteauneuf, …, devaient fonctionner avec un H/E correspondant Ă  des Ă©tablissements dits « très favorisĂ©s Â», ce que nous ne pouvons cautionner.

Enfin, en ce qui concerne les ULIS, nous réitérons notre demande d’ouverture d’une unité sur le secteur sud-est du département.

 

 
 
 
 
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