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SE-UNSA 21


 Par SE021
 Le  mardi 10 décembre 2019

Retraite, revalorisation : Une mobilisation exceptionnelle qui mérite des réponses rapides et concrètes

 

 

Ce 5 décembre, les enseignants comme l’ensemble des personnels de l’éducation se sont mobilisés massivement. Ils ont exprimé leurs doutes et leurs inquiétudes sur les conséquences du projet de réforme du système de retraite et sur l’absence de données concrètes sur les revalorisations envisagées.

Pour le SE-Unsa, la balle est à présent dans le camp du gouvernement.

 

Face à une telle mobilisation, il doit apporter des réponses concrètes tant sur ses choix permettant des simulations fiables, que sur le montant et le calendrier des revalorisations sur lesquelles il s’est engagé. De vraies négociations doivent s’ouvrir rapidement sur les revalorisations et les restructurations des carrières.

Avec près d'une école sur trois fermées dans le département et plus de 2/3 de grévistes au niveau national, nous nous félicitons de l’engagement massif des enseignants avec les autres personnels d’éducation à l’appel de l’UNSA-Éducation. Depuis 2003, aucune journée de grève n’avait connu de tels chiffres !   Une grève n’est pas un acte anodin et elle signifie que nos collègues sont suffisamment inquiets et mécontents pour perdre une journée de rémunération afin de l’exprimer.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement aurait pu faire des annonces claires qui soient de nature à expliquer et à rassurer. Depuis l'annonce de la grève du 5 décembre, il aurait pu apporter des éléments concrets pour éviter un embrasement social. Il a fait le choix d’attendre cette journée de mobilisation pour réagir. Que de temps perdu, que d’inquiétudes et mécontentements amplifiés par cet attentisme incompréhensible.

Dans les prochains jours, le SE-Unsa en lien avec sa fédération l’UNSA-Éducation sera très attentif. Les réponses apportées et les arbitrages rendus sur la réforme et sur les revalorisations promises détermineront la forme de notre action syndicale à venir.

Le Premier ministre a annoncé qu’il dévoilerait enfin la totalité de ses arbitrages sur la réforme des retraites ce mercredi. Il s’est aussi exprimé plus particulièrement sur plusieurs catégories de personnels dont les enseignant·e·s à qui il assure le maintien de leurs pensions par une revalorisation.

L’UNSA-Éducation n’appelle pas pour le moment à une nouvelle journée nationale de grève et exige du gouvernement qu’il précise et consolide ses annonces durant toute la semaine. Il doit donner visibilité et sécurité à chacune et chacun.
Nous demandons à avoir dès cette semaine des réunions ministérielles pour ouvrir un calendrier de discussions des mesures de revalorisation et de restructuration des grilles qui ont été annoncées. Ces mesures doivent être sécurisées budgétairement et couvrir tous les métiers.

L’UNSA-Éducation rappelle son exigence de n’avoir aucun·e perdant·e dans cette réforme pour l’ensemble des personnels de toutes les filières (administrative, direction, éducation, enseignante, inspection, jeunesse, technique, santé, sociale, sport) particulièrement pour ceux qui ont les régimes indemnitaires les plus faibles. Pour cela, nous exigeons les mesures de compensation nécessaires et des simulations pour l’ensemble des catégories C, B, A et pour les contractuel·le·s.

Avec l’UNSA nous demandons également au gouvernement de garantir les droits acquis dans le système actuel et leur revalorisation dans le temps, d’organiser une transition longue qui permette aux mesures de revalorisation de produire leur effet, d’apporter des améliorations aux situations actuelles pour les femmes, et celles et ceux dont les carrières ne sont pas linéaires.

L’UNSA-Éducation n’était pas demandeuse de cette réforme. Si le gouvernement veut la mettre en œuvre, il doit en tirer toutes les conséquences.

 

Le gouvernement a toutes les cartes en main pour sortir de ce conflit et privilégier la négociation. Le SE-Unsa attend des propositions concrètes. Le 5 décembre, nous avons montré notre force. Gardons des possibilités d’actions de grève et de manifestations massives quand les circonstances l'exigeront vraiment.