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IVG en Espagne et en Europe : un retour en arrière inacceptable
Article publié le mardi 7 janvier 2014.
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Rien n’est jamais acquis, en matière de droits des femmes en particulier. En Espagne, le Parti Populaire au pouvoir s’apprête à restreindre le droit à l’avortement aux seuls cas de viol ou de risque grave pour la santé physique ou psychique de la mère, cette dernière devant être appréciée par deux médecins différents (sic). Les cas de malformation du fœtus seraient exclus. Même si la résistance s’organise, le gouvernement espagnol entend convaincre ses homologues européens d’en faire autant.

Ce retour en arrière est inacceptable pour les femmes espagnoles comme européennes, notamment en période de crise. On sait ainsi qu’en Espagne, une femme sur quatre avorte pour raison économique. L’interdiction légale n’empêchera pas les femmes d’avorter. Elle ne fera que renforcer leur précarité économique et sanitaire, en encourageant les plus fortunées à avorter à l’étranger et les plus pauvres à recourir aux avortements clandestins.

Pour le SE-Unsa, le droit de disposer de son corps est un principe fondamental, notamment en matière de contraception ou d’IVG. C’est pourquoi le SE-Unsa revendique l’application de la « clause de l’Européenne la plus favorisée Â», c’est-à-dire que dans toute l’Europe les citoyennes puissent bénéficier de la législation nationale la plus favorable.

 
 
 
 
ALC