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BUDGET 2011 : Analyse, Vidéo et questionnaire du SE-UNSA
Article publié le lundi 8 novembre 2010.
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Le SE-Unsa ne peut laisser affirmer que les suppressions d’emplois à l’Education nationale, depuis 4 ans maintenant, n’ont aucun effet sur la réussite des élèves.

Dans l’Aude, pas moins de 80 postes devraient être supprimés, 1er et 2nd degré confondus. La carte scolaire 2011 sera la plus dure de l’histoire. Cette carte scolaire sera finalisée en mars/avril pour la rentrée 2011. L’heure est donc à l’information. Faites suivre ce mail à tous vos contacts.

 

 Répondez ici au questionnaire du SE-UNSA

 

 À nouveau 16 000 postes supprimés à la rentrée 2011, des crédits qui s’effondrent, le gouvernement persiste et signe. La gestion comptable à court terme prime sur l’avenir de la Nation.

Projet éducatif ? Intérêt des élèves ? Rien de tout cela ne vaut devant les diktats libéraux. Dès le mois de mai, 16 000 suppressions d’emplois ont été annoncées dans l’Éducation nationale. Ne restait au ministère qu’à trouver les sources d’économies… La publication du rapport de l’Inspection générale décrivant un budget 2010 « partiellement insincère », une situation de tension généralisée et la pénurie de moyens face à une augmentation globale des effectifs n’y auront rien fait. Tous les indicateurs sont au rouge.

Où est la « parité » ?
L’enseignement privé a toujours revendiqué, et obtenu, 20% des moyens au prétexte d’un principe de parité. Il a suffi d’une déclaration opportune, la veille des annonces budgétaires, pour que l’école privée ne perde que 1633 postes soit 10 % des emplois supprimés. L’enseignement public en fait les frais : 90 % des suppressions ! Les indicateurs de performance conduisent à réduire tous les doublements à 1% dans les collèges publics mais seulement à 2 ou 3% dans le privé… qui sélectionne pourtant ses élèves. Un avantage évident : en avoir plus.

L’École paye le plus lourd tribut
Au contraire des écoles privées qui perdent 2500 élèves, les écoles publiques vont en gagner 3900. Ce sont pourtant elles qui vont perdre trois fois plus de postes. Même si on ne tient pas compte des 5600 surnombres pointés par le ministère, ce sont 3967 emplois qui disparaîtront des écoles publiques.
On incorpore désormais, dans le plafond d’emplois, 1962 ETPT(*) pour les stages en responsabilité des futurs candidats aux concours. Un bon moyen pour masquer la baisse des taux d’encadrement…
La scolarisation des 2 ans est une nouvelle fois sur la sellette, tout comme le remplacement. Si les surnombres vont pallier les manques à cette rentrée, ils ne seront plus là à la rentrée prochaine…

Les collèges vont être une nouvelle fois pressurés
Avec 4800 postes supprimés, les établissements du second degré vont être soumis à rude épreuve. L’augmentation des effectifs touche tous les niveaux et devrait atteindre les 50 000 élèves selon la Direction des évaluations et de la prospective du ministère. Les collèges attendent plus de 28 000 élèves supplémentaires. Le ministre a explicitement ciblé les collèges pour économiser un maximum de postes. La solution trouvée passe par l’augmentation des effectifs par classe pour les établissements qui ne sont pas classés… Trente élèves, voire plus, cela risque de devenir la norme. Un recul historique et un mépris affiché pour le niveau considéré, par tous, comme celui qui souffre le plus aujourd’hui.
Ainsi que le SE-Unsa l’avait prédit, la réforme de l’enseignement professionnel va produire ses effets les plus désastreux en termes d’économies de moyens.
Comme dans le premier degré, les stages des étudiants sont intégrés dans les emplois avec les mêmes effets négatifs. Pis, les vacataires, jusqu’alors rémunérés sur des crédits distincts, sont désormais décomptés dans le même plafond d’emplois que les titulaires. Il est à craindre qu’on assiste à une substitution : un vacataire coûtant moins qu’un titulaire… Les postes de remplaçants sont particulièrement visés.

Des crédits de fonctionnement en chute libre
Le rapport de l’inspection générale pointait des rectorats et IA en difficulté voire en cessation de paiement. Cela ne va pas s’arranger. Tous les crédits sont diminués de 5%. Il y a fort à parier que les frais de déplacements et les actions de formation continue ne soient, une fois encore, laminés.
Les subventions aux EPLE ont diminué de 20% en trois ans. Inversement, celles pour l’apprentissage augmentent de plus de 25% en un an.


Pour le SE-Unsa, les 400 millions d’économies réalisées sur le dos de l’Éducation nationale apparaissent disproportionnées au regard des milliards concédés ici ou là. Alors que d’autres pays, comme l’Allemagne ou les États-Unis, préservent et abondent les budgets alloués à l’Éducation, la vision uniquement gestionnaire du Service public ne prépare en rien la sortie de crise. Le SE-Unsa condamne cette logique qui hypothèque l’avenir de notre pays.

Guy BARBIER

(*) Équivalents temps pleins travaillés.

 
 
 
 
ALC