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Remplacements non-assurĂ©s : confĂ©rence de presse du SE-UNSA 11
Article publié le vendredi 5 février 2010.
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Suite à l’enquête menée par le SE-UNSA 11, une conférence de presse sur le problème du non-remplacement des enseignants a été convoquée le jeudi 4 février au siège du SE-UNSA.

Cette action a bénéficié d’une très large couverture dans la presse locale. De plus, le SE-UNSA 11 sera interrogé par Sud-Radio dès lundi matin.

En tout cas, nous vous conseillons vivement de suivre la consigne syndicale du SE-UNSA concernant les remplacement non-assurés (cliquez ici)

 

La Dépêche du Midi

8 000 journées perdues en un mois

Les enseignants du SE-UNSA ont fait les comptes des non-remplacements. Il y a dans l’Aude un manque chronique de remplacements qui placent les élèves et leur famille dans une situation désolante », déplore Rémy-Charles Sirvent, secrétaire départemental de l’UNSA. Pour le syndicat, ce sont des milliers de journées de classe qui ont, ainsi, été perdues, depuis début janvier. Le compte est simple : « On prend une moyenne de 27 élèves par classe que l’on multiplie par quatre jours de classe par semaine, puis par quatre semaines et par dix remplacements non effectués dans le Narbonnais. On obtient ainsi plus de 4 300 jours de classe qui n’ont pas eu lieu », note le syndicaliste. Le même calcul élargi au département et le résultat est de 8 000 jours depuis le 1er janvier 2010.

Et d’expliquer comment, en pratique, lorsqu’un enseignant n’est pas remplacé, ses élèves sont répartis dans les autres classes de l’école. Ils sont alors gardés mais l’acte éducatif est absent. « Un élève de CM2 n’apprendra rien en cours préparatoire et inversement. Aujourd’hui, il y a sept classes sans maître sur la circonscription de Castelnaudary », poursuit-il avant de pointer : « Quand il y a une grève, tout le monde se plaint mais on n’entend personne le faire quand les élèves restent devant la télé parce que leur maître n’est pas remplacé ! Le rectorat de Montpellier a des moyens. Aux parents de les demander, eux seront entendus », engage M. Sirvent qui rappelle que « le droit à l’éducation est un des points fondamentaux de la charte des Droits de l’Enfant ». Il s’inquiète « de choses que l’on ne voyait pas et qui, peu à peu, se mettent insidieusement en place, comme les RASED, réseau d’aide spécialisé pour enfants en difficulté dont deux enseignantes, en congés maternité, ne sont pas remplacées. « Ce sont ainsi les élèves les plus fragiles qui n’ont pas de cours adaptés jusqu’à quasiment la fin de l’année scolaire ».

Et de conclure que « depuis 2007, ce sont 40 000 emplois qui ont été détruits avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ».

Le Midi Libre

L’Unsa pointe 8 000 jours de classe perdus


CONTEXTE : Le syndicat en appelle aux parents d’élèves pour que les professeurs absents soient remplacés

Plus de 8 000 jours de classe perdus en un mois dans le département. Oui, c’est possible, selon un calcul savant de l’Unsa. Le chiffre est impressionnant, mais a surtout le mérite d’attirer l’attention.
Pour cela, le syndicat enseignant s’est livré à une extrapolation. Sortez vos calculatrices. Soit dix enseignants malades non remplacés depuis début janvier dans le Narbonnais. Avec 27 élèves par classe, multipliés par 4 jours par semaine, multipliés par 4 semaines et 10 absences non remplacées, on arrive ainsi à 4 320 jours de classe perdus. Etendus à l’Aude, le syndicat arrive aux fameux 8 000 jours .
Finalement, ce que le syndicat veut souligner, c’est une fois de plus le manque de remplaçants dans l’Éducation Nationale. Et insiste sur une particularité locale : le caractère rural
de l’Aude. « Les règles de gestion sur un territoire rural ne sont pas les mêmes que pour une région comme Paris, où c’est plus simple de trouver un remplaçant », assure Rémy Charles Sirvent, le secrétaire départemental du syndicat. Avec les conséquences que l’on connaît : des élèves accueillis dans d’autres classes, « au détriment de tous les élèves », poursuit-il. Voire, en cas de prolongation, obligés de rester à la maison.
Avec 29 917 élèves du premier degré dans le département pour 1 800 enseignants, l’Aude est déjà en flux tendu. Une situation qui ne devrait pas s’améliorer, bien au contraire. « L’année prochaine, nous aurons 219 élèves de plus. Dans le même temps, nous perdons 4 postes. Concernant les Rased, qui aident les élèves en difficulté, certaines absences ne sont pas remplacées du tout ».
Pour faire pression, l’Unsa appelle donc les parents d’élèves à téléphoner au rectorat afin d’obtenir plus de postes. La FCPE a déjà marqué son accord, et a décidé de ne pas siéger au CDEN (conseil départemental de l’éducation nationale) d’aujourd’hui.

Juliette ROULEAUX

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

Le syndicat enseignant déplore le non remplacement des enseignants malades.

Le syndicat enseignant Unsa a fait ses comptes. En un mois, 8 000 jours de classes ont été perdus sur l’ensemble du département en raison du non remplacement des enseignants malades. "Le manque de remplaçants nous place dans une situation désolante pour les enfants et leurs parents", a avoué Rémy-Charles Sirvent, secrétaire départemental du SE-Unsa, hier, lors d’une conférence de presse. Ce dernier a rappelé que sur le Narbonnais, ce sont dix enseignants qui n’ont pas été remplacés pendant une semaine depuis début janvier. Sept classes sont restées sans maître à Castelnaudary.
"On demande à nos collègues de garder pendant la première journée, les élèves sans enseignant. Leur classe se retrouve déstabilisée. Et le lendemain, c’est aux familles de s’organiser pour la garde des enfants", a déploré le responsable syndical.

Pour ce dernier, les responsables de cette situation ne sont ni les inspecteurs de l’Éducation nationale, ni l’Inspection d’académie qui "fait avec ses moyens", mais le rectorat.
Quatre postes en moins "Nous demandons donc aux parents d’élèves d’appeler le rectorat pour réclamer davantage de moyens", a précisé Rémy-Charles Sirvent. Cette administration, selon ce représentant syndicat, prêterait une oreille "plus attentive" aux parents qu’aux enseignants. Pour enrayer ce phénomène, le SE-Unsa réclame de nouvelles créations de postes. "L’an prochain, nous devrions gagner 219 élèves mais nous aurons quatre postes d’enseignants en moins ", a souligné le secrétaire départemental du SE-Unsa.

Selon ce syndicat, l’Aude obtiendrait bien une dotation de 10 postes supplémentaires mais quatorze enseignants seront missionnés pour les décharges de direction supplémentaires. L’élaboration de la future carte scolaire s’annonce d’ores et déjà animée...

 

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ALC