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La position de l’Unsa concernant la grève du 18 mars prochain
Article publié le vendredi 7 mars 2014.
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GREVE DU 18 MARS…SANS L’UNSA…

L’action lancée par FO le 18 mars prochain, à laquelle s'associent la FSU, la CGT et Solidaires a pour thème le refus du pacte de responsabilité proposé par le gouvernement. Ces organisations déclinent ensuite les supposées conséquences de ce pacte sur la Fonction publique et les services publics.

L’Unsa est en dĂ©saccord total avec cette analyse et la mĂ©thode utilisĂ©e.

En voici quelques points :

1) nous n'Ă©tions pas invitĂ©s : une intersyndicale nationale interprofessionnelle très particulière, s’est tenue le vendredi 21 fĂ©vrier. Très particulière notamment car elle s’est faite, au siège et Ă  l’initiative de FO, avec pour seuls invitĂ©s  la CGT, la FSU et Solidaires. La CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et l’UNSA n’ont pas Ă©tĂ© conviĂ©es. Nous ne sommes pas d'ordinaire par principe trop stricts sur de tels problèmes de protocole. Cependant difficile de se positionner sur une proposition de grève quand vous n'ĂŞtes pas invitĂ© au dĂ©bat. Cette mĂ©thode très singulière est une première depuis des annĂ©es et ce n’est pas la conception que l’Unsa se fait des relations intersyndicales.

 

 2) des craintes sur la mobilisation : Après les Ă©checs des actions de grève de la FSU en dĂ©cembre et de la CGT en janvier, proposer une nouvelle mobilisation sur des mots d'ordre Ă©loignĂ©s de notre champ d'activitĂ© fait prendre le risque d'une mobilisation très faible et ne pourra que renforcer le sentiment d'inutilitĂ© que peuvent avoir nos collègues vis Ă  vis des organisations syndicales.

 

 3) Pour l’UNSA, la mĂ©thode d’un pacte est la bonne. En matière d’emploi et de croissance en effet, seule la mobilisation coordonnĂ©e de tous les acteurs concernĂ©s (pouvoirs publics, entreprises et leurs reprĂ©sentants, salariĂ©s et leurs reprĂ©sentants), autour d’objectifs et de moyens communs, est susceptible d’enclencher une dynamique efficace. La prioritĂ© absolue du pacte doit ĂŞtre l’emploi, la montĂ©e en qualification et en compĂ©tence des salariĂ©s, l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de vie au travail.

 

 4) Ce pacte doit permettre un dialogue social renforcĂ© pour l’emploi et la croissance. Le Premier ministre a demandĂ© aux partenaires sociaux de lui faire parvenir par Ă©crit leurs analyses d’ici la fin fĂ©vrier. La discussion doit s'engager ensuite: une mobilisation a minima, voire ratĂ©e sera de nature Ă  conforter le patronat.

 

5) L'Unsa se refuse Ă  condamner par principe le pacte avant mĂŞme d’en connaĂ®tre le contenuA contrario, dans la phase actuelle de sa construction, la prioritĂ© est pour elle d’influer sur son contenu Ă  partir de nos revendications. C’était d’ailleurs le contenu de l’appel intersyndical CFDT, CGT, FSU, UNSA signĂ© dĂ©but janvier. Il faisait de l’investissement europĂ©en, des salaires, de l’emploi et de la fiscalitĂ© des axes Ă  discuter dans le cadre du pacte de responsabilité… Si la FSU et la CGT l’ont oubliĂ©, ce n’est pas notre cas.

 

6) L’appel du front du refus s’oppose Ă©trangement Ă  tout financement de la protection sociale hors du salaire, au motif contradictoire que la protection sociale est un droit universel. Les mandats de l’UNSA vont prĂ©cisĂ©ment Ă  l’inverse : dès lors que la protection sociale a en partie acquis un caractère, il est indispensable, si on souhaite la pĂ©renniser, que son financement se fasse sur une assiette plus large que celle des seuls salaires, notamment sur des aspects relevant d’une logique de solidaritĂ© nationale et plus seulement de l’assurance sociale. Étrange de se priver de financements assis sur des revenus du capital par exemple pour financer des parties de la protection sociale.

 

7) la date en elle-mĂŞme du 18 mars pose problème. Il est rarissime en effet dans notre pays qu’une action nationale interprofessionnelle soit situĂ©e Ă  5 jours seulement d’une Ă©chĂ©ance Ă©lectorale politique d’ampleur nationale. C’est situer l’action syndicale sur un terrain dangereux, en l’exposant Ă  toutes les tentations de dĂ©tournements ou de rĂ©cupĂ©rations politiciennes qui ne sauraient ĂŞtre son but.

 

Sur le strict plan de la Fonction publique, l’UNSA Fonction publique, dans un souci de clarté, a proposé, compte tenu des zones de vacances et de l’action du 18 mars, de reporter l’intersyndicale au 21 mars, sur des thématiques strictement FP.

 

8) S’ajoutent des thĂ©matiques portĂ©es notamment par FO et avec lesquelles nous sommes en complet dĂ©saccord :

-       Retrait du dĂ©cret sur les rythmes scolaires

-       Abandon de la refondation de l’école

 

La grève ça doit servir à quelque chose… surtout en temps de crise

Enfin, perdre encore une journée de salaire alors que la situation économique du pays est ce qu’elle est nous paraît totalement irresponsable.

Nous ne nous lancerons pas dans une grève de témoignage qui n’est pas exempte d’arrière-pensées électoralistes.

 
 
 
 
ALC