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CTPA 14/11/2011
Article publié le mercredi 16 novembre 2011.
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DĂ©claration UNSA Education                       

Sur les dernières dĂ©clarations politiques :

"Moins d'enseignants, mieux payĂ©s, mieux formĂ©s, mieux considĂ©rĂ©s, mieux respectĂ©s, c'est la seule politique possible" a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique Nicolas Sarkozy lors de son intervention tĂ©lĂ©visĂ©e du 27 octobre 2011,auquel nous pouvons  ajouter dans son projet pour l’éducation publiĂ© le 8 novembre, l’UMP qui Ă©crit : « les enseignants doivent choisir entre ĂŞtre moins nombreux et mieux payĂ©s ou cĂ©der aux sirènes socialistes qui leur proposent d’être plus nombreux mais mal payĂ©s et donc mal considĂ©rĂ©s.

Des propos présidentiels, seul le premier ("moins d'enseignants") s'est trouvé vérifié avec les nombreuses suppressions d'emplois dans l'Éducation nationale pratiquées depuis 2007 à l'encontre des enseignants comme des autres catégories de personnels.

 

"Mieux payés ?" Comme l'ensemble des agents de la Fonction publique, les enseignants sont victimes du gel du traitement indiciaire et de la hausse des prélèvements.

 

"Mieux formés" ? Le démantèlement de la formation des maîtres aboutit à une catastrophe unanimement dénoncée, alors même qu'ont été ignorées les contre-propositions des organisations attachées à une réelle formation professionnelle des enseignants.

 

"Mieux considérés et respectés" ? Les critiques systématiques contre l'enseignement public et ses personnels témoignent de l'écart entre le propos présidentiel et la réalité différente que ressentent les personnels et les usagers du service public.

Quand au propos de l’UMP une meilleure considération basée sur l’augmentation des revenus il y aurait beaucoup à dire à ce sujet.

 

La fédération UNSA Éducation, jusqu'à son prochain congrès de mars 2012, développera pour ce qui la concerne ses propositions pour la nécessaire reconstruction d'un système éducatif juste, démocratique, ambitieux pour les jeunes comme pour la Nation.

Sur l’enseignement professionnel : un des secteurs les plus touchĂ©s par les rĂ©formes ;

Le service public d’enseignement professionnel paye un lourd tribut à la dramatique politique gouvernementale de restrictions budgétaires et de déstructuration des cartes de formations.

La rĂ©forme en cours en est le principal levier : gĂ©nĂ©ralisation du bac pro 3 ans, suppression des BEP, CAP revus Ă  la baisse, regroupements de spĂ©cialitĂ©s diffĂ©rentes, grilles horaires Ă©lèves globalisĂ©es sur 3 ans et heures de dĂ©doublement calculĂ©es sur des estimations d’effectifs.

Par ailleurs, la baisse récurrente des DHG des établissements, l’augmentation de l’hétérogénéité et des effectifs classes dégradent gravement les conditions d’enseignement des PLP et de leurs élèves.

Les dédoublements sont insuffisants et les heures d’accompagnement personnalisé utilisées comme variable d’ajustement. Dans ce contexte, l’enseignement général est particulièrement touché.

Le SE-UNSA revendique un cadre national plus contraignant pour un calcul Ă©quitable et transparent des DHG soit :

  • l’abandon de la tri-annualisation des heures Ă©lèves en bac pro, pour un retour Ă  une grille annualisĂ©e, avec une rĂ©partition hebdomadaire indicative ;
  • un calcul des heures de dĂ©doublement basĂ© sur la capacitĂ© d’accueil et non sur une estimation des effectifs.

Comme si ce n’était pas suffisant de nouvelles menaces sur ce secteur arrivent, en effet :

Le 18 octobre, en déplacement dans un lycée professionnel de Nice, le président Sarkozy a déclaré : « Je voudrais que Luc Chatel réfléchisse à ce que durant les trois années du bac pro, on envisage qu’une année se fasse en apprentissage ».
Après avoir supprimé une année de formation dans le cursus de formation des bacheliers professionnels, une telle mesure remettrait en cause l’existence même de nombreux lycées professionnels et se traduirait par des suppressions massives de postes d’enseignants.

Le SE-Unsa tient à rappeler que les formations professionnelles sous statut scolaire sont des formations à la qualité reconnue, qui font une large place aux périodes de formation en entreprise (jusqu’à 22 semaines). Il serait temps que le chef de l’Etat en prenne acte plutôt que de donner à croire que les lycées professionnels seraient coupés du monde extérieur et ne feraient pas de l’insertion professionnelle réussie de leurs élèves leur objectif central.

Les lycées professionnels assurent l’égalité d’accès de tous à la formation professionnelle, contrairement à l’apprentissage. On sait en effet que compte-tenu de certaines pratiques discriminatoires, tous les élèves n’ont pas les mêmes chances de signer un contrat d’apprentissage. De plus, les entreprises sont plus intéressées par des apprentis de niveau post-bac que par ceux qui préparent un CAP ou un Bac Pro.
 

Derrière les discours officiels qui affichent la volonté de faire de la voie professionnelle une voie d’excellence, on constate qu’elle est surtout considérée comme un gisement d’économies budgétaires, que ce soit par la réduction du temps de formation, la restructuration de l’offre ou l’encouragement au développement de l’apprentissage hors du service public d’éducation.
Encore une fois, ce sont les élèves les moins favorisés et les plus fragiles qui paient la note des choix budgétaires du gouvernement. Pour l’UNSA, c’est inacceptable.

Par ailleurs, la subvention aux établissements pour les élèves de LP sera elle aussi gravement amputée ; elle sera de 25,50€ par élève, soit une diminution de 25% sur 3 ans. Quid des remboursements de frais de déplacement des élèves pour leurs stages ? L’NSA dénonce cette paupérisation organisée.

De plus, l'organisation de l'offre de formation sera à nouveau utilisée comme levier d'économies budgétaires avec une montée en puissance de l'apprentissage qui, lui, bénéficiera de 48% d'augmentation en dépenses de personnels. En clair, pour les formations sous statut scolaire, cela se traduira par moins de CAP, plus de regroupements et de suppressions de sections.

 
 
 
 
ALC