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CTPA du 21/06/11
Article publié le jeudi 23 juin 2011.
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Déclaration de l’UNSA EDucation faite en CTPA
L’aide administrative a été reconnue en 2006 par la signature d’un protocole d’accord. Le ministère l’a alors mise en œuvre via les Emplois de Vie Scolaire qui ont, depuis, largement démontré combien ils sont utiles et nécessaires au fonctionnement des écoles.
Pourtant, alors que les attentes n’ont cessé de croître et les tâches de se complexifier, des choix politiques et budgétaires remettent en cause cette précieuse assistance. Pour les directeurs, comme pour les EVS, c’est insupportable.
Il n’est pas possible d’exiger toujours plus en donnant toujours moins. Le bricolage, ça suffit ! Il est urgent de dépasser les à-coups de la politique de l’emploi aidé.
Il est temps, Madame Le Recteur, que notre aide administrative devienne rapidement une mission pérenne dont chaque école pourra bénéficier.
Apprentissage  : le parlement sur la voie de la régression
Avec la proposition de loi Cherpion-Perrut-Taugourdeau actuellement examinée à l’Assemblée, le gouvernement se dote des dispositions législatives nécessaires à son plan de relance de la formation en alternance. Nième plan dont on peut prédire, sans trop de risques, qu’il ne sera pas plus efficace que les précédents !
Quand le gouvernement comprendra-t-il que les entreprises ne souhaitent pas accueillir des apprentis de moins de 15 ans qui ne maîtrisent pas les compétences fondamentales ? Faut-il lui rappeler l’échec cinglant de l’ « apprentissage junior » instauré par Gilles de Robien en 2006 et abandonné dès 2008 ?
Il est particulièrement inquiétant de constater qu’au nom d’une idéologie dépassée, on propose de démanteler une législation jusque là protectrice des plus jeunes et des plus fragiles. C’est ainsi qu’un amendement envisage d’abaisser de fait l’âge d’entrée en apprentissage à 14 ans, alors que cette voie de formation est normalement réservée aux jeunes ayant atteint l’âge limite de la scolarité obligatoire qui est de 16 ans. De même, un autre amendement propose d’assouplir la législation sur l’utilisation de machines dangereuses, avec lesquelles on pourrait travailler dès 14 ans sans avis de l’inspection du travail !
Le SE-Unsa condamne ces propositions aussi dangereuses qu’inefficaces. C’est la logique du tri sélectif qui prévaut. Le gouvernement continue à faire le choix d’exfiltrer très tôt les élèves en difficulté au collège et choisit de préserver un système organisé pour l’élite. Il serait salutaire que les parlementaires se souviennent que la loi qu’ils ont votée en 2005 fixe comme objectif l’acquisition du socle commun par 100% d’une classe d’âge. Pour le SE-Unsa, elle ne supporte aucune entorse 
L’économie française a besoin d’une élévation du niveau de qualification et l’orientation précoce est coûteuse sur le plan économique et social.
 
Faut-il relier cette proposition aux deux nouveautés que le ministère souhaite expérimenter dès la rentrée prochaine ? D’un côté, une évaluation nationale en fin de 5ème et de l’autre une classe de 3ème prépa-pro implantée en LP…
 
 
 
 
ALC