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CSE du 09/12/10
Article publié le lundi 13 décembre 2010.
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Conseil Supérieur de l’Education du 9 décembre 2010
 
3 points importants à l’ordre du jour :
- le projet de décret organisant la dissolution de l’INRP
- les programmes de Première STI2D, STL et STD2A
- l’épreuve anticipée d’histoire-géographie en 1ère S
 
A) Déclarations liminaires
S’appuyant sur les résultats de PISA 2009, le SE-Unsa a demandé une autre politique, dont la priorité sera la lutte contre les inégalités. Cela passe par une vraie formation des enseignants et une relance ambitieuse de l’éducation prioritaire. (voir déclaration en pièce jointe).
JM Blanquer, DGESCO, a répondu longuement, défendant avec agressivité la politique menée. C’est ainsi que la mastérisation constituerait « un progrès dans le premier degré » et que la réforme des programmes de 2008 serait un succès en primaire puisque « des progrès visibles ont été repérés par les évaluations en CE1 ».
 
B) Dissolution de l’INRP
Ci-dessous : une brève Unsa-Education, le dossier étant porté par la fédération.
 
Le CSE vote contre la dissolution de l’INRP
Le projet de décret portant dissolution de l’Institut national de recherche pédagogique (INRP) a été présenté au CSE (Conseil supérieur de l’éducation) du 9 décembre. Une déclaration commune UNSA Éducation, FSU et SGEN-CFDT, à laquelle se sont associés la CGT Éducation, Sud Éducation, la FCPE et l’UNEF a contesté le principe et les modalités de cette dissolution et a demandé le retrait du projet de décret (voir déclaration jointe). Cette déclaration commune sera également lue au CNESER*.
Devant le refus de l’Administration de surseoir à cette décision, et peu satisfaites des explications données par l’Administration, les organisations syndicales se sont à nouveau exprimées. Au nom de la fédération UNSA Éducation, François Ducroquet a rappelé fermement au ministère qu’il n’y avait pas eu de débat sérieux ni avec les personnels, ni avec la communauté scientifique ou éducative. Elle a ajouté que l’UNSA Éducation y voyait une nouvelle conséquence de la révision générale des politiques publiques (RGPP) une nouvelle attaque contre les opérateurs éducatifs publics comme c’est le cas, par exemple, pour le CNED.
Une nouvelle déclaration commune des organisations précitées a appelé le CSE à voter contre le projet qui a été rejeté par 49 voix contre, 9 pour et une abstention.
* La fédération UNSA Éducation a privilégié le cadre d’expression unitaire, comme cela avait été le cas au niveau de l’intersyndicale de l’INRP .D’un commun accord, le texte a été lu au CSE par la FSU et le sera au CNESER par le SGEN.
 
C) Programmes de Première STI2D, STL et STD2A
Ces programmes ont fait l’objet d’approches diverses de la part des organisations syndicales. Le SE-Unsa et le SGEN-CFDT ont fait le choix de s’abstenir sur l’ensemble des programmes, non pas sur le fond (certains sont de qualité) mais sur la mise en œuvre de la réforme. Il nous est en effet impossible de nous inscrire dans un vote positif sur quelque élément que ce soit de cette réforme alors que nos collègues enseignants expriment leur inquiétude, leur désarroi à la fois face à des nouveaux contenus déroutants pour eux, des plans de formation exigeants, des reconversions imposées et des suppressions de postes qui pourraient être massives, le tout se mettant en place dans la plus complète opacité. Une déclaration commune a été présentée. Elle est en pièce jointe. Le SNES, pour sa part, a voté contre tous les programmes qui traduisaient une évolution du positionnement des séries technologiques (programmes des enseignements généraux jugés trop proches de ceux des séries générales ; programmes de STI dont le SNES condamne la partie transversale) et s’est abstenu sur les autres.
 
D) L’épreuve anticipée d’histoire-géographie en 1ère S
Les projets de textes organisent le cadre réglementaire de l’épreuve.
Ils ont obtenu un vote majoritaire, conformément aux positions prises l’an dernier sur la réforme de la voie générale. 29 pour dont SE, 22 contre dont SNES, SNALC, 1 abstention.
 
L’Inspection Générale a présenté pour information la nouvelle épreuve. En voici les grandes lignes :
La nouvelle épreuve tente de remédier à plusieurs défauts constatés dans les épreuves actuelles, à savoir :
- un trop grand choix laissé aux élèves se traduisant par l’évitement par plus des 2/3 d’entre eux de l’exercice de composition
- un questionnement des documents conduisant un trop grand nombre d’élèves à opérer un simple prélèvement d’informations et générant des difficultés pour qu’ils se hissent ensuite au niveau de la synthèse
- une trop grande possibilité de faire l’impasse sur des pans entiers du programme, et, singulièrement, de sacrifier la géographie au profit de l’histoire
 
Donc désormais :
- un exercice de "composition" (sur 10 pts)
- un exercice d’analyse de documents ou de production graphique : impossible de zapper la géographie, au moins pour la deuxième partie de l’épreuve
 
Le commentaire de documents (1 ou 2) resserré sur la capacité à en dégager l’intérêt historique ou géographique. 
L’exercice de composition, tel qu’il est défini, paraît correspondre aux pratiques des enseignants de Seconde et de première. Il est réaliste, accessible, et les élèves de L ou de ES qui auraient à travailler sur ces modalités (dans le cas d’un regroupement d’élèves de différentes séries au sein d’une même division...) ne perdraient pas leur temps dans la perspective de la préparation de leur propre épreuve en fin de terminale.
 

 
 
 
 
ALC