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CDEN du 8 novembre 2010
Article publié le vendredi 19 novembre 2010.
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Compte-rendu du CDEN du 8 Novembre 2010

En préambule de ce CDEN, l’UNSA-Education a fait la déclaration suivante :
Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Monsieur le Président,
La rentrée 2010 dont vous allez faire le bilan s’est déroulée dans un climat pesant.
Les enseignants et les personnels de l’Education Nationale, dans leur très grande majorité, condamnent fermement le projet de réforme des retraites.
Alors qu’ils exercent une profession qui exige un engagement total de la personne, tant physique que nerveux, ils peinent à imaginer dans quelles conditions ils pourront l’exercer jusqu’à 67 ans, notamment pour ceux qui seront entrés dans le métier après l’âge de 25 ans … et ils seront de plus en plus nombreux avec la mastérisation des concours !
Les retraits massifs d’emplois auxquels l’Ecole doit faire face depuis 3 ans vont se poursuivre en 2011, avec l’annonce de la suppression de 16 000 emplois supplémentaires, -16 000 emplois / an semble être devenu un rythme de croisière, ce qui va avoir un impact sensible sur les effectifs moyens de nos classes.
Le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux a conduit, sous couvert de mastérisation, à sacrifier à la rentrée la formation initiale des enseignants.
Nos jeunes collègues, non-formés, ont pris leur premier poste et ont essuyé les plâtres. Nous nourrissons les plus vives inquiétudes pour l’année prochaine, lorsque les surnombres - liés à la sortie simultanée de 2 promotions d’enseignants - seront résorbés, car si ces surnombres ont permis, lors de cette rentrée, de sauver un semblant de formation initiale, nous savons que ce ne sera plus le cas l’an prochain.
Mais je voudrais surtout évoquer la situation des emplois aidés dans nos établissements.
Les 912 contrats aidés du département vont être réduits à 503 d’ici la fin de l’année scolaire, soit une diminution de moitié ! Les collèges et lycées vont voir disparaitre la moitié de leurs emplois aidés affectés sur des tâches administratives (après une précédente saignée de 50 % l’an dernier).
La mission d’aide administrative à la direction d’école sera sacrifiée (1/3 seulement des directeurs d’école conserveront leur aide administrative). Les 2/3 des écoles élémentaires et maternelles vont perdre leur aide, au terme du contrat de la personne recrutée, d’ici la fin de l’année scolaire.
C’est un drame humain pour des centaines de travailleurs précaires invités sans ménagement à retourner pointer au chômage.
Mais c’est aussi un recul absolument inacceptable de la situation des écoles et de leurs directrices et directeurs.
En effet, depuis 2006 et la création de ces emplois, les besoins d’assistance administrative, loin d’avoir diminué, ont littéralement explosé  : généralisation de la Base Elèves, mise en place du service minimum d’accueil, mise en place de l’aide personnalisée, mise en place des stages de remise à niveau pendant les vacances, multiplication des enquêtes, des tableaux de bord divers et variés, etc …..
Imaginerait-on une seule seconde un collège ou un lycée privé, du jour au lendemain, de la totalité de son personnel administratif, puisque c’est bien à cette situation que sont renvoyées sans ménagement les écoles ?!
Encore plus qu’en 2006, l’aide administrative aux directeurs d’école est aujourd’hui indispensable.
L’UNSA Education déplore que l’Etat n’assume pas l’engagement qu’il avait pris en 2006, par la signature de M. DE ROBIEN, Ministre de l’Education Nationale.
Le non –respect par notre Ministère d’un protocole d’accord va peser lourdement sur la possibilité d’un dialogue social à l’Education Nationale.
L’UNSA Education réclame non seulement le maintien de tous les emplois aidés, en particulier ceux affectés aux missions d’aide à la direction d’école, mais également leur généralisation aux écoles qui n’en sont pas encore dotées, et le recrutement d’agents administratifs titulaires pour assurer ces missions pérennes.
Bilan de la rentrée scolaire 2010 :
Dans le 1er degré, les effectifs sont en légère augmentation (+ 0,32 % par rapport à l’an dernier), soit un total de 88 060 élèves scolarisés à la rentrée 2010.
La hausse est plus sensible en Maternelle (+ 1,14 %), et elle se poursuit depuis 2008.
En élémentaire, les effectifs continuent de baisser, mais la diminution est beaucoup moins marquée que les années précédentes.
Dans le 2nd degré, globalement les effectifs progressent, surtout dans les Lycées Professionnels, même si par ailleurs la baisse d’effectifs se poursuit dans les Collèges et SEGPA (42 053 collégiens scolarisés à la rentrée).

Enseignants du 1erd degré :
73 collègues restent sans affectation (en "surnombre") dans le 1er degré.
L’IA indique que ces surnombres perdureront très certainement jusqu’à la fin de l’année scolaire (30 à 40 surnombres attendus en Juin 2011).

Effectifs moyens par classe dans le 1er degré :
Les effectifs moyens par classe, constatés à la rentrée, sont les suivants :
Maternelles : 26, 13 élèves / classe
Elémentaires : 22, 75 élèves / classe

Maternelles RRS : 23, 82 élèves / classe
Elémentaires RRS  : 20, 11 élèves / classe

Maternelles RAR : 22, 89 élèves / classe
Elémentaires RAR : 19, 56 élèves / classe

Contrats aidés :
Les contrats aidés ne seront plus que 650 au 1er janvier 2011 (pour les missions "handicap" et "aide administrative à la direction d’école").

Parcours scolaires :
Le taux de passage en 2nde générale après la 3ème est seulement de 60,5% dans les Alpes-Maritimes, ce qui est faible au regard des statistiques des autres départements.
En revanche, les résultats des écoliers aux évaluations nationales CE1 et CM2 sont supérieurs aux moyennes nationales.

Scolarisation des élèves handicapés :
905 élèves handicapés sont scolarisés dans le 06 à la rentrée 2010 (avec un Projet Personnalisé de Scolarisation).
Parmi eux, 787 sont accompagnés par un(e) Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS-i).

ENAF :
Le nombre d’élèves nouvellement arrivés en France (ENAF) accueillis dans les établissements scolaires des Alpes-Maritimes s’élève désormais à 680 pour le 1er degré et 375 pour le 2nd degré. 
Ces effectifs sont en augmentation, en particulier dans le centre-ville de Nice (secteur des écoles AUBER, RONCHESE, Thérèse ROMEO et du Collège VERNIER). Une classe accueillant les ENAF âgés de plus de 16 ans fonctionne désormais au Lycée du Parc Impérial, à Nice.

Les dispositifs Relais :
243 élèves sont accueillis à ce jour dans les dispositifs Relais (ateliers / classes, pour les élèves décrocheurs).
L’an dernier, 402 élèves sont passés par ces dispositifs. A l’issue du passage par un dispositif relais, les 2/3 des élèves reprennent une scolarité au Collège.

L’Etablissement de Réinsertion Scolaire de Saint-Dalmas de Tende : (Cf. le communiqué de presse du SE-UNSA)
12 élèves sont accueillis dans cet ERS.
Ils sont encadrés par 3 enseignants du 1er degré et 2 enseignants du 2nd degré.
L’équipe éducative compte également 3 Assistants d’Education, 2 éducateurs spécialisés (1 de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, 1 de l’ADSEA), ainsi qu’un veilleur de nuit.
Le Conseil Général des Alpes-Maritimes a alloué 100 000 € de crédits pour l’ERS de Saint-Dalmas de Tende.

SAPAD :
31 élèves du 1er degré ont bénéficié d’une prise en charge par le SAPAD (service d’assistance pédagogique à domicile pour les enfants malades) l’an dernier, 37 collègiens et 27 lycéens ont été accompagnés à domicile par le SAPAD.

Dérogations scolaires (sectorisation scolaire des collèges) :
On constate, de la part des parents, des stratégies d’évitement de certains collèges (comme, par exemple, les collèges Victor Duruy et Vernier, à Nice), au profit d’autres collèges qui ont meilleure réputation (comme, par exemple, le Collège VALERI à Nice, qui accueille beaucoup d’élèves du secteur de Vernier).

Examen de quelques modifications apportées au Règlement Scolaire Départemental  :
L’UNSA-Education 06 a fait remarquer que certaines contraintes imposées par le Règlement Scolaire Départemental aux directeurs et aux équipes deviendront rapidement intenables et impossibles à respecter, du fait de la disparition annoncée de 2/3 des emplois d’EVS "aide administrative à la direction d’école" dans notre département.

Ainsi, comment les directeurs / directrices d’école pourront-ils matériellement respecter les obligations qui pèsent sur eux en matière de contrôle de l’absentéisme (§ n° 2.2.2 du Règlement Scolaire Départemental), lorsqu’ils n’auront plus d’aide administrative ?
Devront-ils quitter leur classe et laisser leurs élèves sans surveillance tous les matins, le temps de s’acquitter de cette obligation ?
(2.2.2. – Absences - Conformément aux dispositions du décret n° 2004-162 du 19 février 2004, du décret n°2006-1104 du 1er septembre 2006 relatif au contrat de responsabilité parentale, de la circulaire n° 2004-054 du 23 mars 2004, toute absence est immédiatement signalée par tout moyen (téléphone, message écrit sur portable) et confirmée par écrit aux personnes responsables de l’enfant qui doivent sans délai en faire connaître les motifs, et confirmer par écrit en produisant, le cas échéant, un certificat médical.) .

Pas de réponse de Monsieur l’Inspecteur d’Académie ...

 
 
 
 
ALC