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CTPA du 26 mars 2010
Article publié le mercredi 31 mars 2010.
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Déclaration de l’UNSA Education
CTPA du 26 mars 2010
 
 
 
 
 
Monsieur le Recteur,
 
C’est dans un contexte particulièrement tendu que se tient ce CTPA. Tendu par la manque criant de moyens pour mener à bien deux réformes, l’une de grande ampleur, la réforme du bac pro, l’autre plus modeste, celle de la seconde du lycée général et technologique. Manifestement vous avez favorisé la seconde et délaissé la première, en oubliant au passage bon nombre d’engagements.
 
« Dans un contexte de restrictions budgétaires et d’annonce de suppressions d’emploi encore massives, la crainte est forte que les nouvelles dispositions pédagogiques ne se traduisent par un alourdissement de la charge de travail des professeurs. Quant aux moyens indispensables pour la mise en place des dispositifs pédagogiques pour les élèves en difficulté, ils ne sont pas davantage assurés »
 
Nous n’avons pas écrit ces lignes hier soir mais le 21 mai 2008, il y a deux ans, pour expliquer notre refus de signer le protocole d’accord sur la réforme du bac pro en 3 ans. Il est parfois déplaisant de ne pas se tromper !
 
Les DGH de nombreux lycées professionnels n’arrivent à couvrir les horaires plancher qu’au détriment des dédoublements de classes pourtant indispensables aussi bien en enseignement général qu’en atelier. Plus de 8 LP ou SEP sur 10 voient leur h/e baisser parfois de façon alarmante. Comment dans ce cadre des plus contraints organiser l’accompagnement personnalisé, le soutien pour les élèves le plus en difficulté ? Car ce sont bien ces élèves là qui vont pâtir de ces arbitrages budgétaires. Il ne suffit pas d’instaurer un « monsieur décrochage scolaire » ou de mettre en place de superbes indicateurs pour que les élèves les plus fragiles trouvent leur place dans notre système éducatif.
 
Si les passerelles entre l’enseignement général ou technologique et l’enseignement professionnel ont peu ou prou été mises en place, où sont les CAP qui doivent accueillir ceux de nos élèves de bac pro qui restent au bord du chemin ? Nous avons attendu en vain la création de tous ces CAP associés, au moins un par bassin. Mais c’est l’inverse qui se produit.
 
Où se cachent donc les heures d’accompagnement et de soutien, pourtant partie intégrante de la mise en place des bac pro 3 ans ?
 
Vous comprendrez dès lors, Monsieur le Recteur, que notre confiance puisse être très sérieusement émoussée, nous qui croyons réellement à l’égale dignité des trois voies de formation.
Si notre confiance est émoussée, notre combativité, elle, reste intacte, non pas pour quelques avantages acquis mais pour la réussite de nos élèves, de tous nos élèves.

 
 
 
 
ALC