SECTION SE-Unsa des ALPES MARITIMES - 7 RUE MIRON - 06000 NICE
Tél. 09 52 11 13 93 - Fax. 09 57 11 13 93 - Por. 06 51 44 39 17 - 06@se-unsa.org

 
RĂ©novation du DiplĂ´me national du brevet (DNB)
Article publié le jeudi 11 juin 2009.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter
RĂ©novation du DiplĂ´me national du brevet (DNB)
 
Le ministère prépare un nouveau DNB intégrant la logique du socle commun. Les organisations syndicales se divisent sur le projet.
 
Le SE-UNSA, favorable au socle commun, formule des propositions d’amélioration du projet et fait part de ses revendications.
 
Pièces jointes : le projet (doc de travail) du ministère, un texte clĂ© en main pour affichage en salle des profs.
 
 
Le contexte :
La DGESCO prépare une refonte de l’architecture du DNB visant l’attestation de la maîtrise du socle commun, en application de la loi d’orientation de 2005. Le texte fixant les modalités du nouveau DNB devrait être présenté au Conseil Supérieur de l’Education du 1er juillet.
 
Le projet de la DGESCO au 8 juin 2009 (voir document de travail joint)
 
Le DNB serait attribuĂ© sur la base de « trois composantes obligatoires Â» :
  • la maĂ®trise du socle commun attestĂ©e au moyen d’une fiche renseignĂ©e par l’équipe Ă©ducative et complĂ©tĂ©e par le conseil de classe, validĂ©e par le chef d’établissement,
  • deux oraux en cours d’annĂ©e scolaire (LVE, Histoire des arts) et quatre Ă©preuves Ă©crites terminales (trois dans les disciplines actuellement Ă©valuĂ©es Ă  l’écrit : français, mathĂ©matiques, histoire-gĂ©ographie-Ă©ducation civique ; une nouvelle Ă©preuve, par tirage au sort le jour de l’épreuve, entre Sciences Physiques, Sciences et de vie de la terre et Technologie)
  • la prise en compte en contrĂ´le continu des notes d’EPS (coefficient 2), Arts plastiques (coefficient 1), Education musicale (coefficient 1) ainsi que de la note de vie scolaire et des points au-dessus de 10 dans les notes obtenues en contrĂ´le continu dans toutes les autres disciplines
Le positionnement du SE-UNSA :
Un diplôme aux contours complexes et aux finalités ambigües
Pour le SE-UNSA, qui milite depuis de longues annĂ©es en faveur d’un socle commun, le diplĂ´me qui sanctionne la fin de la scolaritĂ© obligatoire ne doit avoir logiquement qu’un seul objet : valider l’acquisition de ce socle commun.
Dans cette perspective, le SE-UNSA est rĂ©servĂ© Ă  l’égard de la maquette prĂ©sentĂ©e par le ministère qui cherche Ă  concilier deux logiques contradictoires : celle de la validation progressive des acquis des Ă©lèves d’une part, et celle, traditionnelle, du contrĂ´le continu et des Ă©preuves terminales donnant lieu Ă  notation chiffrĂ©e et Ă©tablissement d’une moyenne.
Ceci Ă©tant dit, notre syndicat connaĂ®t, mĂŞme si il ne les accepte pas, les contraintes qui pèsent sur le projet de nouveau DNB. La loi d’orientation de 2005 avait en effet gravement obĂ©rĂ© la logique du socle en imposant une note de vie scolaire et en crĂ©ant des bourses au « mĂ©rite Â» attribuĂ©es sur la base de mentions au DNB. Elle refusait Ă©galement de clarifier le sens du DNB en lui assignant Ă  la fois la mission d’attester l’acquisition du socle commun et de prendre en compte tous les enseignements suivis par les Ă©lèves. Le projet de la DGESCO porte la marque de cette contradiction originelle que nous dĂ©nonçons.
 
Une inflexion significative
Pour autant, il constitue une inflexion significative dans l’affirmation des objectifs de la scolaritĂ© obligatoire. Le changement le plus symbolique est certainement la transformation profonde de la nature et du rĂ´le du contrĂ´le continu : dans le projet de la DGESCO, seuls les points au-dessus de la moyenne seront pris en compte (Ă  l’exception de l’EPS, des arts plastiques et de l’éducation musicale, 3 disciplines qui ne sont pas reprĂ©sentĂ©es dans les Ă©preuves ponctuelles et que le ministère souhaite valoriser). Pour la première fois, le but de l'Ă©valuation sera bien la mesure des acquis des Ă©lèves et non pas celles de leurs insuffisances. Ce changement de paradigme reprĂ©sente un signal fort adressĂ© au système, en faveur d'une Ă©valuation plus positive et au service des Ă©lèves. Les notes ne sont plus l'essentiel, elles ne viennent que pour valoriser les points forts. DĂ©sormais, l’essentiel est bien dans la validation des compĂ©tences et connaissances du socle commun
 
De nouvelles épreuves pour de nouvelles compétences
La multiplication des Ă©preuves ponctuelles, en grande partie pour satisfaire les tenants de l’examen traditionnel, est critiquable. Les modalitĂ©s de ces Ă©preuves doivent ĂŞtre affinĂ©es avec l’inspection gĂ©nĂ©rale et les enseignants. C’est le cas tout particulièrement de l’épreuve de technologie, une discipline qui se prĂŞte difficilement Ă  une Ă©preuve Ă©crite ponctuelle !
Toutefois, l’institution d’épreuves orales internes, aux modalités de mise en œuvre suffisamment souples pour ne pas en faire des usines à gaz, permettra de valoriser des compétences trop souvent négligées. Le SE-UNSA fera des propositions pour améliorer la définition de ces épreuves.
 
Des améliorations à obtenir dans le cadre contraint de la loi
La première revendication du SE-UNSA a Ă©tĂ© de demander une mise en Ĺ“uvre Ă©chelonnĂ©e. Nous avons d’ores et dĂ©jĂ  obtenu satisfaction puisque les attestations de compĂ©tences seront obligatoires Ă  la session 2011. Les Ă©quipes les expĂ©rimenteront en 2009/2010. Le SE-UNSA a demandĂ© que cette expĂ©rimentation soit accompagnĂ©e d’un dĂ©veloppement d’outils (cadres de rĂ©fĂ©rence, outils d’évaluation) et de formations. Les inspections pĂ©dagogiques devront ĂŞtre mobilisĂ©es sur ce point.
L’épreuve orale d’histoire des arts sera également généralisée en 2011. Elle devrait être optionnelle à la session 2010.
La définition des épreuves ponctuelles sera un chantier important à mener très rapidement. On sait à quel point le type d’exercices proposés influence l’enseignement dans la classe. On ne peut donc pas agir à la légère…
Le SE-UNSA, seul syndicat à s’exprimer sur ce point, a également signifié au ministère que le travail supplémentaire imposé par la validation par l’équipe des piliers du socle commun doit être compensé sous une forme à négocier.
Le SE-UNSA demande solennellement au Ministre de l’Education (au CSE du 11 juin) de ne pas différer davantage la rénovation du DNB pour y intégrer définitivement la logique du socle commun. Le cadre doit être fixé au CSE du 1er juillet. Les enseignants de collège ont besoin de savoir vers quel horizon tendre et dans quel sens leurs pratiques d’évaluation doivent évoluer. Le débat fondamental a eu lieu en 2003/2004 et a débouché sur la loi d’orientation de 2005. 4 ans plus tard, il est temps que la loi entre dans les faits. Une mise en œuvre échelonnée permettra d’affiner certains aspects concrets et une appropriation progressive du nouveau cadre.
Le SE-UNSA continuera, Ă  plus long terme, son combat pour un brevet simplifiĂ© validant l’acquisition des diffĂ©rents piliers du socle commun.
 

 
 
 
 
ALC